Négociation sur les retraites complémentaires: les cadres dans le viseur

[Communiqué de l’Ugict-CGT]

Ce mercredi 8 novembre se tenait la première séance de négociations sur les retraites complémentaires AGIRC-ARRCO. La seconde (et peut être dernière) est prévue le 17 novembre. Alors que la fusion des régimes de retraite complémentaire des cadres (AGIRC) et des non cadres (ARRCO) a été décidée en 2015, la négociation vise à définir les paramètres de fonctionnement du régime. Alors que le MEDEF vise à en faire une question technique, il s’agit d’une négociation déterminante pour les salarié.es.

En effet :

  • Les retraites complémentaires assurent 54 % du montant de la retraite des cadres et 25 % de celle des autres salarié.es.
  • La Garantie Minimale de Points (GMP) qui permettait par une cotisation supplémentaire d’améliorer le montant de la retraite des cadres payé.es autour du plafond de la sécurité sociale est supprimée.
  • L’affiliation à l’AGIRC est ce qui définissait le statut cadre. En l’absence de nouveau système contraignant lié à la qualification et au contenu de responsabilités exercées, cette définition serait renvoyée à l’arbitraire patronal. L’UGICT réitère sa demande d’ouverture immédiate de la négociation (pourtant prévue depuis 2 ans) sur la définition du statut de l’encadrement.

Le MEDEF refuse d’augmenter les ressources du régime et veut faire reposer l’équilibre du régime sur des reculs de droits pour les salarié.es et les retraité.es. Les études techniques réalisées par les services techniques de l’AGIRC et de l’ARRCO démontrent que cela pourrait signifier une baisse de 9 % du montant des pensions, y compris de celles des pensions déjà liquidées.

Pourtant, les propositions portées par la CGT et son UGICT et chiffrées par les services de l’AGIRC et de l’ARRCO démontrent que le financement du régime pourrait très facilement être assuré par :

  • La mise à contribution de l’ensemble de la rémunération des cadres (intéressement, participation…) et l’application d’un même taux de cotisation à l’ensemble du salaire (aujourd’hui on cotise moins sur le salaire au-dessus du plafond de la sécurité sociale).
  • Une contribution additionnelle transitoire payée par les entreprises dans lesquelles l’égalité salariale femmes/hommes n’est pas effective.

En organisant ces négociations dans l’opacité et à la hussarde, le MEDEF cherche à en occulter la portée. L’enjeu : imposer des baisses de droits, et préfigurer ainsi la réforme du régime général annoncée par le gouvernement  pour début 2018.

La CGT et son UGICT feront toute la transparence sur le contenu de ces négociations pour permettre aux salarié.es d’avoir leur mot à dire.

Plus d’infos sur le site de l’Ugict-CGT

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