Et si on parlait du coût du capital ?

cout_du_capital-animation

www.cgt.fr  Ce n’est pas le travail qui coûte cher mais la rémunération du capital. Contrairement à ce que prétend le patronat, ce ne sont ni le coût du travail ni la rigidité du marché du travail qui plombent la compétitivité des entreprises.

Ce sont les salarié-e-s par leur travail qui créent les richesses. L’enjeu porte donc sur la répartition des richesses entre le capital et le travail :

  • ce qui va aux salarié-e-s : le salaire, y compris les cotisations sociales (part salarié-e et employeur) ;
  • le reste étant réparti entre les impôts des entreprises, les investissements et les dividendes aux actionnaires.

Aujourd’hui, la part des salaires dans les richesses créées est plus faible qu’à la sortie de la guerre.

Alors que la rentabilité financière des entreprises est en hausse, le chômage explose et le pouvoir d’achat baisse freinant ainsi la relance économique.

Diviser par deux les dividendes libérerait 120 milliards d’euros pour les investissements productifs, créerait de l’emploi, permettrait de financer la protection sociale et de diminuer le déficit de l’État.

Voir la video : http://www.cgt.fr/Et-si-on-parlait-cout-du-capital.html

La crise a pu modifier, un temps seulement, la perception du rôle néfaste de la financiarisation de l’économie. Patronat, gouvernements successifs et médias s’en sont servi pour tenter de masquer les responsabilités, pire, de les faire supporter aux peuples.

Ce qu’ils ne veulent pas reconnaître, c’est que le mode de croissance financier et libéral qui s’est imposé depuis trente ans nous a précipité dans cette crise. C’est bien ce modèle économique qui privilégie la rémunération des actionnaires au détriment des salaires, de l’investissement, de la protection sociale et du bien commun qu’il faut mettre en cause, en accordant une place nouvelle au travail, à l’environnement, aux biens publics et aux activités productives. Le retour à une « économie réelle » présenté comme l’alternative à la « financiarisation », passe par la mise en cause de la logique de la rentabilité financière et par la reconnaissance de ces priorités sociales.

De nombreux économistes reconnaissent désormais que l’austérité empêche la croissance et provoque la récession. Non seulement elle est source de souffrances injustifiées, mais en plus elle est économiquement contre-productive. Contre l’austérité, un changement de cap est nécessaire et nous le disons avec l’ensemble des syndicats européens.

Augmenter les salaires, les pensions et les minima sociaux est une nécessité pour relancer l’économie et l’emploi, pour financer nos retraites et la Sécurité sociale. La CGT réaffirme la nécessité d’une décision politique pour la revalorisation significative du Smic et des salaires, dans le privé comme dans la fonction publique !

Pour toutes ces raisons, la CGT lance un grand débat national sur le coût du capital, véritable cause des tragédies économiques, sociales et environnementales, qui fracture les sociétés et profite aux spéculateurs.

Elle met en débat ses propositions alternatives. Pour la CGT, les exigences des salarié-e-s, des privé-e-s d’emploi et des retraité-e-s doivent être prioritaires face à celles de la rente financière défendues par le patronat et les financiers.

Voir le dossier complet ici : http://www.cgt.fr/-Cout-du-capital-.html

Imprimer cet article Télécharger cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *